David

Primeval Matrix

Matrice originelle 2006/2021 Work in progress
Exposition à la Biennale d’Oran en 2017

Dessins sur sable et peintures immergées photographiés et filmés

« Depuis 2006, il s’agit d’une pratique rituelle qui évolue avec le temps.
Le sable et l’eau sont les acteurs majeurs de cette démarche. Je grave des corps, je projette des pigments*, je démultiplie les possibilités graphiques sur un support géant. Plus qu’un support le sable fait partie de l’histoire, il est la mémoire d’un long itinéraire de l’eau et du minéral et les corps représentés vivent et meurent avec cette mémoire.
Ici pas de remords dans le trait, ici les formes dansent. Mon corps se déplace, tourne autour, je dois aller vite je dois jouer avec le vent qui disperse le pigment sur le trait, je dois être à l’écoute et le bruit des vagues et du vent m’isolent dans une rencontre avec les personnages créés.
Lorsque je les photographie une seconde danse commence, les corps sont des géants et la photographie engendre des anamorphoses. »

*Les pigments utilisés sont des pigments de terre naturels
Immersion

Immersion des toiles dans les bahines des Landes, France

Corps en dérive

CORPS EN DÉRIVE

Peinture sur toile tempéra et acrylique en immersion, Landes, France
La géante (détail)

LA GÉANTE

Sable et pigments, Landes, France
Solaire

SOLAIRE

Sable gravé et pigments, Soulac, France
Echouage (détail)

ÉCHOUAGE

Sable gravé, Ile de Chausey, France
Adam et Eve (détail)

ADAM ET EVE

Sable, pigments et brou de noix, Landes, France
Le géant (détail)

LE GÉANT

Sable gravé et coulure de pigments mélangés à l’eau de mer, Landes, France
Adam et Eve (détail)

ADAM et EVE II Détail

Sable gravé avec pigments, Plage Sainte Marguerite, Finistère Nord, France
Adam et Eve III (détail)

ADAM et EVE III Détail

Sable gravé avec pigments, Plage des Landes, France

PRIMEVAL MATRIX

Musique de Tetsuo
«Origine, flux, reflux, transparence.
Le mouvement suit le rythme, l’urgence de la ligne est devancée par l’immuable répétition, l’unité de la forme est gagnée par la puissance de l’élément.
Un visage naît, un corps naît, gravés, séparés de la nappe sablée. Leur naissance est soudaine, leur vie : la mémoire des nôtres, de toutes les nôtres.
Mémoire aussi de notre vision.
Quelques minutes, une heure : métamorphose léchée, métamorphose avalée, métamorphose happée.
La mousse liquide et grasse se glisse sur le sable, la mousse ne voit pas, la mousse ne sait pas.
C’est sa seconde !
Fascination de l’eau, fascination de cet aller-retour doux et rond qui grave une nouvelle écriture sur le sable couché.
Les grains se gavent de cette eau salée et lointaine, ils glissent, se déstructurent, flottent, se posent lentement et gentiment sur leur nouveau lit, invités par la vague.
Tout est bien.»
REYNA